Nouvelles technologies

Cette seconde édition du sommet Tech For Good est marquée par des annonces plus modestes de la part des entreprises.

 

Le Figaro premium - 15 mai 2019 - Par Elsa Bembaron et Lucie Ronfaut

Après l’avalanche d’annonces de l’an dernier, cette deuxième édition de Tech For Good, qui se tient ce 15 mai risque de sembler plus fade. Si les grandes entreprises de nouvelles technologies ont à nouveau répondu présentes à l’appel d’Emmanuel Macron, elles ont moins de projets d’investissement dans leur escarcelle. Une soixantaine de patrons et hauts dirigeants font à nouveau le déplacement : Ginni Romety, la PDG d’IBM, Jack Dorsey (Twitter et Square), Dara Khosrowshahi (Uber), Ken Hu (Huawei), Börje Ekholm (Ericsson), ou encore des représentants d’Apple, de Samsung, de Microsoft, de Google, sans oublier des patrons français, dont Stéphane Richard (Orange) ou Gilles Pélisson (TF1). L’objectif de cette journée est toujours de mettre en adéquation l’innovation avec le progrès social et le respect de l’environnement. « Le but de ces réunions est d’éclairer le débat, de trouver des voies pour mieux organiser l’économie numérique », explique Stéphane Richard, le PDG d’Orange, chargé avec celui d’Uber d’animer l’atelier sur l’avenir du travail. Cette année, l’heure est davantage au bilan : les promesses faites en 2018 sont-elles tenues ?

Le premier décompte de l’opération est plutôt positif, même s’il reste encore du chemin à parcourir. Google a joué les bons élèves, avec son organisation philanthropique Google.org. L’année dernière, elle avait dévoilé un plan d’action visant à faire des « technologies numériques des leviers d’inclusion et de retour vers l’emploi ». Sur les 100 millions de dollars de dépenses prévus sur cinq ans, « 20 millions ont été attribués à des organisations à but non lucratif en Europe, Moyen-Orient et Afrique dédiées à l’emploi, dont environ 3 millions en France », fait savoir le groupe. IBM est aussi en ligne sur son engagement de créer 1 800 emplois en France sur deux ans et fait de nouvelles annonces en matière d’éducation, de formation et d’inclusion. Uber a tenu sa promesse d’offrir à ses chauffeurs une assurance maladie et accident dans vingt et un pays dont la France, en partenariat avec Axa. De son côté, l’allemand SAP a mis en place des programmes pilotes pour atteindre son objectif de 30 % de femmes à des postes de management d’ici à 2022. Sur l’emploi, Accenture a déjà accompagné 130 000 personnes en France et près de 3 millions dans le monde dans le cadre de son programme « Skills to succeed ». L’entreprise s’est engagée à investir 200 millions d’euros sur trois ans pour des initiatives de formation et d’éducation, sans détailler davantage le rythme des dépenses.
Projet de charte

Pour cette nouvelle édition 2019, les annonces sont plus modestes. En coulisses, les entreprises expliquent ne pas être en mesure de faire des promesses spectaculaires à un rythme aussi soutenu. Elles préfèrent aussi se concentrer sur le développement de ce qui a déjà été lancé l’année dernière. Certaines jouent tout de même le jeu des annonces, encore cette année. Google doit ainsi annoncer le lancement d’une nouvelle édition du Google Impact Challenge, qui vise à soutenir dix initiatives de l’économie sociale et solidaire en France. Ces dernières se partageront 3 millions d’euros de dotation. Uber va, lui, dévoiler un partenariat avec le groupe RATP, afin de faciliter le recrutement de chauffeurs Uber dans des emplois liés à la conduite ou au service au sein des transports parisiens.

Cette deuxième édition de Tech For Good se tient dans un contexte déjà très chargé en actualité du numérique. Mercredi, Bercy accueille une réunion informelle des ministres du numérique dans le cadre du G7. Le but est d’avancer les négociations sur un projet de charte pour mieux responsabiliser les grandes plateformes dans leur lutte contre les contenus dangereux sur Internet. Le texte doit être officiellement présenté lors du sommet du G7 à Biarritz, fin août. Enfin, aujourd’hui, Emmanuel Macron doit lancer, aux côtés de la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, « l’appel de Christchurch », un code de conduite contre les contenus terroristes en ligne.

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