Politique

Christian Jacob, Guillaume Larrivé et Julien Aubert devront dévoiler leurs parrainages le 13 août, au plus tard. Mais la course a déjà commencé.

Le Figaro  Premium - 15 juillet 2019 - Par Emmanuel Galiero et Marion Mourgue

Sauf surprise de dernière minute, la bataille pour la présidence des Républicains se jouera entre trois candidats, tous parlementaires et membres de la direction du mouvement. Christian Jacob, Guillaume Larrivé et Julien Aubert veulent s’affronter dans «le respect» mutuel. «Bien que concurrents, nous ne sommes pas adversaires et partageons beaucoup de respect», a affirmé Aubert.

Selon Jean Leonetti, président du parti par intérim, lors de la dernière convention sur les valeurs, organisée à huis clos le 6 juillet dernier au siège du mouvement, les trois hommes ont laissé apparaître leur volonté de favoriser un climat plutôt apaisé dans cette campagne. «Ce sera une campagne riche. Ils se sont exprimés de manière respectueuse et dans l’unité. Ils seront loyaux sur les piliers des Républicains que nous avons posés ensemble», assure le maire d’Antibes, avec satisfaction.

«Notre mouvement, qui est malade, mérite le rassemblement le plus large possible.»
Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher

C’est d’ailleurs au nom de cette même «unité» que Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher, a finalement renoncé à présenter sa candidature, après quelques semaines de suspens. Dans une interview au Parisien, le 11 juillet, le premier vice-président avait plusieurs fois répété «réfléchir» à se lancer dans la course. Si beaucoup d’élus ont vu dans son renoncement une preuve de son impossibilité à réunir les parrainages, le député du Loir-et-Cher a finalement sorti la carte du jeu «collectif». «Notre mouvement, qui est malade, mérite le rassemblement le plus large possible. Nous ne pouvons pas nous permettre de nouvelles querelles», a-t-il indiqué dans son interview, apportant aussitôt son soutien à Christian Jacob.

Aujourd’hui, le président du groupe LR à l’Assemblée fait figure de grand favori - il est soutenu par une grande partie des parlementaires LR, par les ténors et les jeunes -, mais Julien Aubert et Guillaume Larrivé n’entendent pas jouer les rôles de simples figurants. Chacun défendant une sensibilité au sein de la droite.

Alors que Christian Jacob défend «une droite gaulliste, humaniste et libérale», Julien Aubert se prononce pour une ligne «gaulliste, patriote, républicaine et populaire» tandis que Guillaume Larrivé plaide pour une droite «nationale libérale».

Pour Leonetti, si les trois candidats déclarés partagent le même attachement aux fondamentaux du RPR, ils se présentent chacun, néanmoins, avec une marque distinctive. Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée, s’illustrera dans cette élection interne par le «poids de l’expérience».

Guillaume Larrivé, député de l’Yonne, défendra une «vision régalienne de la sécurité et de l’autorité». Quant à Julien Aubert, député du Vaucluse, on peut s’attendre à le voir placer la «nation souveraine» au cœur de son projet pour Les Républicains.

Susciter «l’envie»

Quel que soit le vainqueur du vote électronique en octobre, le nouveau président des Républicains sera confronté à un chantier d’envergure. Certains estiment qu’il ne pourra pas se soustraire au triple défi du renouvellement, du rajeunissement et de la féminisation. En coulisses, des élus attendent des changements importants au sein des instances du parti, mises en place par Laurent Wauquiez. «C’est l’équipe qui a perdu. Il faut tout changer», plaide un cadre LR.

Au-delà de l’urgente nécessité d’incarner une droite moderne, certains Républicains redoutent l’image d’une formation «passéiste», «refermée sur elle-même». Ils militent pour l’élaboration d’un projet politique capable de susciter «l’envie», sans se limiter au constat désenchanté des problèmes de la France. «Nous devons nous projeter dans l’avenir et porter une espérance», insiste Jean Leonetti.

Dans sa déclaration de candidature, publiée dans Le Figaro le 21 juin, Christian Jacob avait reconnu l’ampleur de la tâche. Mais le premier candidat déclaré de l’élection interne avait aussi estimé que sa famille politique ne partait pas d’une «page blanche». En s’appuyant sur les «belles victoires» du passé, «autour de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy», il avait appelé ses troupes à retrouver les clefs de la réussite. «Les Républicains ne sont pas à la recherche d’un homme providentiel. Ils doivent retrouver leur capacité à porter un collectif. Nous devons poser les bases d’une réconciliation avec tous ceux qui nous ont quittés ou pris leurs distances», avait souligné l’ex-ministre de la Fonction publique, député de Seine-et-Marne actuel président du groupe Les Républicains à l’Assemblée.

» LIRE AUSSI - Présidence des Républicains: qui sont les trois candidats sur la liste de départ
 
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